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 Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]

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Dylan Sanders
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MessageSujet: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Jeu 10 Sep - 17:34

Cloîtrée dans son bureau, on se sent en cage. On se sent ficelée, on fait les cent pas ; bref, on s’ennuie. Puis on s’énerve, on se sent mal coiffée, on a l’impression de transpirer, et d’être fatiguée ; on craint les cernes et le maquillage fuyant, donc on se console en regardant ses ongles. Ils sont de la même longueur, on le voit, c’est flagrant ; on veut y croire. C’est au moins ça. De toute façon, c’est l’heure : on s’échappe et sans regrets.

La journée fut longue, et le bas-monde fort déplaisant. Et pourtant, Dylan aimait le diriger ; un peu trop, même. Le numéro de janvier sortait bientôt, et la maquette était truffée d’erreurs. L’orthographe, grand merci, avait été épargnée, et encore mieux, nul n’avait écorché son nom – il y avait peu de risques pour voir arriver pareille chose, mais une étourderie est si vite arrivée ! Et soit dit en passant, si dure à pardonner… ! Elle ouvrait les yeux aux délices de la mode, aux merveilles de l’apparence aux plus ignorantes de tout Paris, de la France entière, et il serait acceptable à ses yeux de rajouter un « D » à Sanders ?! On tombait dans la pire des bêtises – à vos risques et périls. Ainsi donc, la maquette était imparfaite (et le terme s’avérait faible.) Pour cause, beaucoup s’étaient entichés de son inégalable générosité, et étaient partis en vacances faire du ski – mais quelle bourde de sa part, vraiment, donner des congés si vite ! Avec la moitié des employés sur les pistes, c’était pire que les vacances d’été. Et fatalement, son assistante et sa secrétaire vantaient leur bronzage par e-mail. Et pendant ce temps-là, qui se chargeait de tout diriger ? C’était son boulot à Dylan, qui gagnait fort bien, elle n’était pas à plaindre ; mais était-ce une raison pour se replier puis s’écrouler sur ses épaules ? Enfin quoi ! Faire l’autruche dans le journalisme, c’était d’un ridicule ! De l’audace bon sang ! Mais réfléchie et mesurée, ou gare aux représailles…

Ils étaient tous sans expérience. Et pourtant, elle les protégeait. Est-ce qu’ils le méritaient, seulement ? Bah, ils étaient sans défense, de pauvres êtres fragiles aux membres frêles que la peur rendait plus tremblants. C’était pathétique, à tel point que la culpabilité vous envahissait au moindre innocent découvert mort, vidé de son sang. Dylan ne masquait pas son dégoût à la vue d’un gros camionneur engendré - certainement par accident ; quel vampire serait d’assez mauvais goût pour offrir l’immortalité à ce genre d’humain ? Si rien qu’à leur passage la sueur et l’alcool se faisaient sentir, ils ne devaient pas avoir très bon goût – sauf peut-être pour un ancien junkie, qui désormais démon pourrait être le seul à vraiment apprécier une choppe de sang à la nicotine. Immonde. Dylan chassa cette pensée. Pourvu que ce soir elle n’aurait pas à sauver un bûcheron des temps modernes – ou qui sait, à en tuer un. Ils sentaient mauvais, point.

De retour au manoir, elle découvrit un mot de son père qui justifiait son absence, et l’informait d’un numéro où elle pourrait le joindre. Une soirée mondaine, encore ; bientôt la prochaine se déroulerait chez eux. Elle aurait affaire une fois de plus aux plus riches mais aussi aux plus barbants « grands messieurs de Paris », qui essaieraient tous de lui passer la bague au doigt en léchant les bottes de son père. « Votre collection d’armes Monsieur Sanders, tout à fait remarquable. N’est-ce pas une arbalète du XIIIe que nous avons là ? Magnifiquement conservée, je dois l’avouer, une très belle pièce. » Avant de passer à l’étape suivante, réfléchie et répétée, et surtout, dotée d’une finesse non feinte : « Quant à ces vitrines, c’est incroyable, toutes ces pierres ? Vous êtes également mordu d’archéologie ? » Et le Papa qui de bon cœur et fier, répondrait une fois de plus qu’elle appartient à sa fille Dylan, présente ce soir et disponible pour toutes conversations – néanmoins accompagnée. Dylan se débrouillait toujours pour trouver un beau gusse bien bâti pour passer la soirée, histoire d’avoir sur quoi se reposer en cas de force majeure – c'est-à-dire, si tentative douteuse de plus de quarante ans il y avait. C’était souvent des stagiaires, des mannequins ou bien des photographes qui étaient de passage à la rédaction. Elle se savait attirante, et les coups d’un soir lui étaient typiques. Pourquoi, donc, se priver d’un moment en bonne compagnie ? De son point de vue, l’amour réel détruisait la passion de l’instant, et elle s’en tenait éloignée au maximum – si l’on peut dire. Etant donné qu’un tel sentiment déserta toujours son cœur de femme hautaine et vaniteuse, elle ne connut d’une telle faiblesse que ses pires aspects. Non pas personnellement, quelle idée grotesque ! Mais son entourage, ses rares amis ou même ses collègues firent d’elle un parfait témoin de chagrins d’amour. Disputes, coups, divorces ; Dylan aimait la violence, mais contre les sangs froids. Elle était juste et ne touchait pas l’éthique. Et cette nuit encore, elle le prouverait à qui voudrait bien le voir.

Même heure, même cuir, mêmes armes. Le rituel se répétait. Un peu d’exercice ne lui ferait que du bien. Deux-trois baffes la requinqueraient. Calibres aux hanches, elle sortit et ferma à clé. Elle traversa les sentiers, croisa quelques couples – les fous – assez sots pour tenter le Mal, main dans la main la nuit tombée. Ignorant leur présence, Dylan progressa dans la ville. Les quartiers résidentiels n’étaient pas des plus risqués, le monde peuplait les pubs et les bars ; la vie régnait en maître dans cette partie de Paris. De marbre, Dylan regardait ces inconscients de tous âges, plaignant leur ignorance du danger. Ils étaient bien vulnérables, pensa-t-elle, mais peut-être que leur joie de vivre était due à ça. Elle, ne ressentait rien de durable. Elle aimait beaucoup de choses, mais n’aimait presque personne. Comment ne pas être froide lorsqu’on adore être seule ? Et puis, les gens étaient si mous, si niais. Si stupides. Son père était quelqu’un d’intelligent. Mais c’était son père, et finir vieille fille ne l’enchantait guère plus que ça. Marcus l’était, lui aussi, et qui plus est partageait sa mission, mais Marcus est mort, et rien ne pouvait changer ça. Ses conquêtes ne se comptaient plus, et ne valaient pas la peine d’être renouvelées. Alors elle s’en tenait à la solitude, puisque personne ne la méritait vraiment. Elle tuait, ça sauvait des gens, et ça la défoulait, c’était vivant. Vivant…

Mortes. Les ruelles étaient mortes. Et malfamées. Des vampires, on pouvait en croiser. Mais moins que les dealers et autres drogués qui y passaient leur vie. Dylan n’aimait pas vraiment cet endroit. Quitte à être entourée, rester dans les beaux quartiers était plus adéquat. Mais les résidences grouillaient aussi de patrouilleurs, de nombreux chasseurs rebelles voguaient à leurs missions personnelles. Dylan les aimait bien, mais la Fédé, souvent était dans le coin ; elle préférait ne pas les croiser.
Si un vampire traînait dans le coin, elle l’aurait pour elle seule. Un petit souffre-douleur, en gage de son aide envers la société, était-ce trop demander ? Apparemment pas : elle remarqua un homme à terre, et du bout des doigts chercha à prendre son pouls. Sa peau était glacée. Les marques sur son cou trahissaient l’agresseur, et confirmaient la mort par homicide. Si une bestiole cherchait à s’amuser ce soir, elle devait être toujours là. Restait maintenant à la sortir de son trou ou de la surprendre. Elle continua sa route, les pas étouffés par la neige de janvier. Pas un bruit. On cassa une vitre, Dylan sursauta ; une bagarre d’hommes saoûls. Elle soupira et faillit rebrousser chemin quand quelque chose capta son attention : plus loin en face, dormait un gros chien gris. Dans la neige. Elle s’approcha, l’animal ne broncha pas. C’est en se rapprochant encore de la bête que Dylan se rendit compte qu’il ne s’agissait pas d’un chien mais d’un loup, qui plus est parfaitement à son aise dans un endroit aussi peu approprié à sa condition. Elle soupira, le loup ouvrit un œil. Sans plus attendre, elle braqua ses deux calibres sur l’animal qui se releva d’un bond et montra les dents.


« Arrête, c’est ridicule, tout le monde sait que les loups se font rares en ville. Gros bêta. Et tu croyais m’y prendre ? »

La créature reprit forme humaine – plus ou moins – et perdit tout de son apparence canine, si ce n’est qu’il continuait de montrer les dents. Dylan se remit un instant en question. Il était costaud, mais elle en viendrait à bout. Il ferait un parfait punching-ball – disons, le temps de cinq minutes.

« Ca va, t’as le droit de cogner un peu, faut éliminer les graisses après le repas. »

Elle rangea ses deux calibres, et aussitôt le vampire se rua vers elle. Sentant l’adrénaline lui monter au cerveau, elle prépara son coup. Dans le ventre, puis elle lui casserait le nez. S’il était encore en état de marcher, ils continueraient un peu, puis elle l’achèverait de deux balles dans la tête. Malheureusement, quelqu’un la devança. Elle n’eut pas même le temps de toucher le démon qu’il tomba à terre, sous les trois coups de feu qui retentirent derrière elle. Eberluée, et on ne peut plus furieuse, Dylan se retourna. Un grand jeune homme blond se trouvait là, le doigt encore sur la gâchette. En rage, elle s’avança vers lui et lui fit face – malgré l’évidente différence de taille :

« Qu’est-ce qui vous a pris, à vous, de jouer les héros ? Vous avez quelque chose à compenser pour oser me voler mon combat ?!, proféra-t-elle en lui désignant sa ceinture. Imbécile ! »

Dylan n’en revenait pas. En des années de chasse, c’était la première fois qu’on osait la rabaisser de la sorte. Elle, Dylan Sanders, tueuse rebelle pourvue d’un implant, donnait l’impression d’être en détresse ? C’était la meilleure ! Et qui c’était, ce gars-là d’abord, et pour qui est-ce qu’il se prenait à tirer trois balles dans le punching-ball d’autrui ? Vraiment, il ne manquait pas de toupet. Pour le coup, celui-là s’était montré bien trop audacieux. Et il allait vite le comprendre.


Dernière édition par Dylan Sanders le Jeu 8 Oct - 11:48, édité 2 fois
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Dim 27 Sep - 17:41

On sort le soir pour s’amuser, chasser ou encore travailler. Deneb faisait partie de cette dernière catégorie de personne. Il est de ceux qui arpentent les ruelles non pas pour attirer et tuer du vampire, mais pour attirer et corrompre ces semblables. Leur vendre du rêve ; de l’espoir ou, plus objectivement, une échappatoire chimique et éphémère à leur monde bancal. Si Deneb ne sortait pas pour chasser c’est pour la simple et bonne raison qu’il n’en était pas encore capable. Novice désobéissant. Il était actuellement en froid avec son mentor et c’est le moins qu’on puisse dire. Dans son cou les marques d’étranglement persistaient, en partie parce qu’il était malade, en partie parce que Faolàn oubliait parfois combien l’implant le rendait fort. A moins qu’il ne s’en était souvenu auquel cas Deneb avait eu de la chance : L’irlandais aurait put simplement lui rompre le cou. Dans son dos s’étalait un second hématome, maintenant violacé. Dans son coude gauche un dernier marquant les vestiges de sa journée de tests. Malgré son teint blanc et ces diverses marques Deneb gardait le charme que lui conférait son attitude. Ses traits. Il est resté l’angelot qui dealait trop jeune. Désormais il vit aisément et c’est grâce à sa came.
Pourquoi se passer d’un business facile ? Facile, tout est relatif, évidemment. Il lui avait fallut apprendre à devancer et éviter les risque que dissimulaient les ruelles. Sans parler des vampires. Certains camés étaient plus violents que les sangsues. Prêt à tout pour se fournir jusqu’à égorger un dealeur. Maitriser un flingue était alors d’utilité publique. Nan sans déconner vous imaginez le monde sans Deneb ? Certes fondamentalement ça ne changerait rien, mais il peut vous prouver combien il contribue au bien être de nombreux parisien. Evidemment tout dépend du point de vue.

C’est probablement parce qu’il était au bon endroit au bon moment qu’il eu le temps de tirer. Bang. Bang. Bang.
Trois fois il avait enclenché la gâchette. Trois balles s’étaient logées dans le cœur du vampire. Ce geste avait la précision que confère l’habitude. Le vampire était trop occupé à charger la jeune femme qui lui faisait face bras ballants. Reput également, au vu du corps inanimé non lieu d’eux. L’abattre avait été facile. Pour une fois.
Ce « pour une fois » pouvait aussi s’appliquer à la réaction de la jeune femme. Elle se rua sur lui. Ruer, c’est le mot, oubliant toute féminité. Ou presque. Ça se sentait cette femme faisait partit de celles qui exercent une attraction presque naturelle sur les autres. A force d’habitude probablement. Pour une fois donc, la demoiselle en détresse ne lui tomba pas dans les bras pour s’abandonner à lui. Bien triste réalité, elle avait visiblement plus envie de lui arracher les yeux que les vêtements. Mauvais calcul Peterson.

D’un air appréciateur il analysa donc la situation avec plus d’attention. Il avait le temps maintenant que la sangsue était hors jeu. La jeune femme, plus petite que lui, avait l’attitude d’une battante. Mains posées sur ses hanches, habillée de cuir et armée jusqu’aux dents. Un sourire. Elle était le cliché de la chasseuse, mais après tout c’était peut-être plus pratique pour chasser. Une tenue adaptée j’entends.


« Absolument navré. »

Mensonge ! Sa voix était agréablement éraillée, douce et âcre. Il avait tout pour plaire, il s’en servait honteusement. Au bout de son bras droit, l’arme toujours chargée. On ne sait jamais si elle choisissait de l’agresser. Il ne verrait aucun problème à l’abattre également. Ce vampire ne lui avait rien fait à lui. Etrange vision des choses certes, mais depuis qu’il avait croisé Liadàn son opinion était encore plus floue que d’ordinaire. L’intérêt pour ses ennemis avait encore prit plus d’ascendance sur lui. Avouez-le, les vampires sont fascinants. Enfin ça n’a pas l’air d’être l’avis de la jeune chasseuse.

« La ville pullule de vampire. » Il sourit. De ce sourire pour lequel certaines se damneraient. « Vous en trouverez d’autres. »
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Dylan Sanders
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Mar 6 Oct - 19:43

Vraiment, cet homme ne manquait pas de toupet. Qui était-il pour prétendre tirer sur un vampire ? Un citoyen n'avait pour réelle défense que les chasseurs ; certains se trimballaient avec des armes mais craignaient de trop en user. Un mal est si vite arrivé, et si tuer le vivant était le vice de certains, les conséquences d'un tel crime se faisaient vite ressentir. Ainsi, le respect d'une certaine contenance était à conserver, lorsqu'on n'avait pas l'habitude de chasser. Et reconnaître une belle femme d'une (jeune) suceuse de sang n'était pas toujours simple. Qui aurait envie de trouer une belle créature ? Certainement pas cet homme, avec ses airs de Don Juan...

« Navré ? Oh, vous êtes navré ! Mais tout s'arrange, dites-moi ! C'était quoi le but de votre... intervention, exactement ? »

Son sourire l'exaspérait. Parce qu'il était blanc, et parfait. Dis-donc bonhomme, tu crois qu'on arrange tout avec un sourire ? Quelle banalité, qu'une telle preuve de naïveté ! Dylan s'ennuyait, la discussion n'irait pas loin ; pour cause, elle l'énervait déjà. Mais le fait était que les trois balles n'avaient pas moins atteint le coeur du vampire que l'ego de la fille Sanders. Et ça, c'était insupportable. Parce qu'on est blond et qu'on a une belle voix, on peut jouer les caïds ? Elle, son cuir faisait peut-être cliché, mais sa petite taille ne lui servait pas à jouer les jouvencelles en détresse. Elle avait horreur d'être considérée comme une femme sans défense. "L'est trop mince celle-là, y'a rien dans les bras !", qu'elle avait déjà entendu. Une bonne baffe avait rabattu le caquet de l'importun. Un rien importunait Dylan - certes, c'était un défaut. Quand certains sont égocentriques, d'autres sont susceptibles. Sauf qu'elle se partageait entre les deux; chacun ses problèmes. Cet homme, n'avait l'air en rien susceptible. Il n'avait pas même réagi à l'allusion que lui avait Dylan sur ce qu'il avait à "compenser". L'avait-il seulement comprise ?! On parle souvent des blondes comme des idiotes, mais qu'en était-il des mâles platines ? Ils constituaient de toute évidence, leur quota d'imbécilité.

Imbécile, qui osait jouer de la situation ! "La ville pullule de vampires" ? C'était clair, il la provoquait.


« Le vieux Paris est surtout plein d'imbéciles dans votre genre. Vous voulez de l'action, courez donc à la citée, vous verrez, vous allez vous marrer une fois encerclé... Avec un peu de chance, vous tomberez sur un repu que vous dégoûterez ; il vous foutera la paix. »

Elle entrait dans son jeu ; elle aurait le dernier mot, c'est tout. Puis elle le laisserait là, les bras ballants et la répartie anéantie. Il voulait jouer ; ça n'amusait que lui. Pour l'instant du moins. Et s'il continuait, c'était simple : elle l'étranglerait. Oh, pas longtemps, juste assez pour le remettre à sa place. Mais avant tout écart, il fallait savoir qui c'était. Tomber sur un petit nouveau d'une boîte de strip n'avait rien d'amusant. Si c'était un flic, loin d'être intelligent...

« On peut savoir votre nom, avant de régler ça ? Car je suis pas d'humeur à traumatiser un inconnu. J'étais fatiguée avant de venir ici. Je suis consternée de votre présence. J'aime savoir à qui j'ai affaire. Ca évite les malentendus. »

Un temps.

« Et arrêtez de sourire bêtement, c'est la crampe assurée - et ça fait d'autant plus mal si on se prend une baffe. »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Mer 28 Oct - 0:44

Visiblement il était intervenu dans un combat très privé. Merde. Heureusement, même en colère la demoiselle était des plus attrayantes et même si elle se décidait à l’agresser il se serait bien amusé. Regardez la, hors d’elle, toute feu toute flamme. Outrée. Adorable. Il souriait inlassablement et c’était bien grâce à elle. Quoique qui à déjà vu Deneb sait qu’il sourit continuellement et que ça ne veut rien dire. Que ce n’est pas nécessairement bon signe.
La chasseuse était donc d’une humeur massacrante et visiblement prête à l’égorger. Sauf que voilà, Deneb avait été assez étranglé pour els trois semaines à venir et si elle devenait dangereuse il n’aurait aucun remord à tirer quelques balles de plus. Chose que son sourire ne laissait pas transparaitre. Evidemment.


« Le but ?... Hm… Sauver une jeune femme en détresse ? »

Oui évidemment là ça paraissait moins logique, elle avait l’air bien moins en détresse. Là visiblement il venait de confirmer ses doutes et d’accentuer sa rage. Bref ça s’engageait plutôt mal avec elle. Elle le fatiguait et il l’exaspérait. Su-per. Exaspérer est un euphémisme d’ailleurs. Elle lui conseillait simplement de se jeter dans la gueule du loup. Même elle n’osait pas le faire. Etait-ce pour ça qu’elle fulminait ? Chasseuse au rabais elle en était réduite à chasser des vampires en pleine digestion ? Cette réflexion amusa Deneb, mais il n’en fit pas part. C’aurait été le meilleur moyen pour qu’elle lui saute à la gorge toutes griffes dehors et non au cou comme il l’aurait souhaité.
Deneb ne rangea pas son arme, méfiant malgré son sourire et sa décontraction apparente. La colère de la demoiselle semblait lui ôter toute raison. Elle oubliait certainement qu’à Paris les ennemis ne sont pas seulement les morts. Le dealeur se gratta l’arrière du crâne puis passa une main lasse sur les hématomes de son cou, étrange douleur, comme un engourdissement. Il irait le lendemain s’entrainer histoire de faire culpabiliser son mentor. Comme il ne pouvait plus l’avoir comme médecin il était bien obligé d’aller le chercher sur son terrain de jeu : La fédération en somme.

La particularité de Deneb ? Son inintérêt pour ceux qui l’entourent. Pour la plupart d’entre eux du moins. En l’occurrence l’énervement et les attaques de la demoiselle lui passaient bien au dessus du crâne. Il était à des années lumière d’y faire attention, alors imaginez vous qu’il puisse les saisir ? Non évidemment. Il faudrait pour ça qu’il les écoute. Ce rendait elle compte qu’il ne lui prêterait pas la moindre attention tant qu’elle s’époumonerait inutilement ? Deneb l’écouta une seconde, juste le temps de distinguer une question dans son flots de paroles.

« Deneb Peterson. »

Elle parlait de la traumatiser ? Laissez le rire. Elle était légèrement prétentieuse la demoiselle non ? Si. D’ailleurs après tout ce temps à l’observer au lieu de l’écouter il l’avait reconnu. Evidemment d’ordinaire on la voyait habillé avec bien plus de style et de classe. Cette fille c’était Dylan Sanders la rédactrice en chef du magasine féminin très en vogue. Il avait vu une photo d’elle pendant qu’une fille –parmi toutes celles qui étaient passées par chez lui et y avaient laissé leurs traces- utilisait sa salle de bain. A bien y réfléchir la fille en question était dotée d’un style remarquable mais préfabriqué. Bref l’association était faite.
Il la voyait plus grande la demoiselle Sanders. Les talons peut-être ?


« Régler ça ? Non non, vous êtes bien trop énervée pour ça. »

Sans lâcher son arme, de sa main libre il sortit un paquet de cigarette de sa poche, quelques secondes plus tard il fumait tranquillement tendant le paquet à la demoiselle.

« Une cigarette avant la baffe ? C’est moi qui offre pour compenser la sangsue. »

A travers la fumée, son sourire. Toujours. Inaltérable ce sourire et en l'occurrence tellement amusé. Le traumatiser. Il n'y avait rien à traumatisé, malgré ses airs un peu fou ou un peu idiot Deneb était plus solide que nombre d'entre vous.
Juste un peu moins crédible.
Juste un peu plus fou.
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Dylan Sanders
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Dim 8 Nov - 14:02

Il était calme et souriant. Le restait. Elle aurait préféré qu'il lui en foute une. Ainsi, elle aurait eu une bonne raison de finir tout ça de manière radicale, qui plus est sans rancune. Le mettre à terre, une main sur la gorge, l'autre pointant le flingue sur le bas-ventre, et s'en aller grand vainqueur le sourire aux lèvres – comme d'habitude. Le mérite ne serait certes pas de mise, c'était un humain, rien de plus. Elle ne flinguait pas les vivants. Du moins, ceux qui n'avaient pas grand chose à se reprocher. Pas l'honneur, pas l'envie, pas le droit. Les flics servaient peut-être à ça au fond, à ramener des cadavres fraîchement troués de balles ; « c'lui là était armé »... Pitoyable. Comme tous les autres ils avaient peur, certains savaient de quoi tandis que d'autres restaient dans l'ombre de leur ignorance. On ne pouvait pas leur en vouloir finalement, la ville était remplie de faibles personnages prêts à tout pour renaître, et se sentir vivants. Le sexe suffit pour ça, et l'argent, surtout. Ajoutez la chasse pour les plus dégourdis et les mieux formés, et toute cette ville ne devenait qu'un élément secondaire du quotidien. Il fallait juste un peu d'audace. Dylan en débordait, et pourtant, tuer un playboy ne l'enchantait guère. Ni légal, ni plaisant. Sans intérêt. Lui gueuler dessus avait fait beaucoup plus de bien.

 « Ecoute mon chou, je crois que tu t'es trompé de rôle là. Mauvais moment, mauvais endroit, mauvaise personne. T'aurais mieux fait de dégager, plutôt que de jouer les justiciers. Qu'est-ce qui te fait penser que tu aurais eu le dessus ? Tu ne m'as pas l'air bien vieux. Et si ce gros tas n'était pas repu, je peux te dire, il t'aurait bouffé tout cru. »

En voilà un qui se pensait supérieur. Au diable le vouvoiement, celui là n'était rien qu'un péteux. Plus il souriait, plus elle fulminait. Elle reçut une douleur dans le crâne. La colère semblait nourrir son mal de tête, que l'implant venait de redoubler. Elle fronça les sourcils sur le coup, toujours face à ce sourire qui semblait s'en étirer davantage. C'était donc ça qu'il attendait. Qu'elle s'énerve, encore plus, toujours plus. Il voulait la bagarre, c'était donc ça ? Et quel type, au juste ; avait-il envie de danser ? C'était mal parti, elle n'était pas d'humeur, et encore moi pour se prêter à de tels jeux. L'endroit était désert, elle aurait pu le frapper jusqu'à l'hématome, faire saigner ses gencives et lui donner l'air d'un clown.

 « C'est ça qui te plaît, voir une femme en colère ? D'habitude les hommes que je fréquente dépassent ça, ou attendent la totale. Décidément, les mœurs changent vite. »

Elle le vit lors d'un instant, se passer la main sur le cou – qu'il avait musclé, et ç'aurait pu être beau à voir, s'il n'était pas recouvert de bleus. Intéressant. Des mains avaient déjà goûté sa chair. Des mains nues ou armées, peut importe, bien que la première vision était plus délectable à son esprit. Pas un vampire, ou une autre bestiole, non. Et cet idiot là n'était pas tombé, non, il se battait. Ou se faisait battre. Il était un peu âgé pour subir un père alcoolique, ou pour jouer au soldat avec un petit frère. Alors ? Une simple bagarre en rue ? Possible, avec tout ce qu'on voyait. Mais il semblait plus apte à jouer les sex-symbols plutôt que les gros durs. Avec une gueule pareille, on ne cherchait pas à l'amocher – ou alors il était vraiment bête, et à ce point là, il était encore plus minable à ses yeux. Ou encore... Pouvait-il s'agir d'un patron ? C'était courant mais peu clamé, ce genre de brutalité au travail. Dylan se souvenait que de son temps à la Fédération, certains prônaient la violence comme apprentissage, envers les novices. Jamais Marcus – ô grand merci – n'agit de la sorte avec elle. Mais ce n'était pas le cas de tous. Elle se souvint de Faolàn notamment, un bon chasseur, beau gosse respectable et audacieux – et même un peu trop à son goût – qui ne supportait pas une jeunesse trop rebelle. Il ne frappa jamais Dylan – heureusement pour lui – et s'en tint seulement à de remarques bien placées, de temps à autres.
Mais si ce Deneb était un novice, il n'avait rien à foutre dehors à chasser. Il aurait mieux fait d'écumer les bars et de finir sa nuit tranquillement, la glace sur la nuque. Ce sourire lui avait donc valu quelques représailles ?


 « Mais dis-moi, Deneb Peterson, je vois que ça ne t'a pas toujours gagné, de vouloir jouer les héros. Avec des bleus pareils, on pourrait croire que tu m'aies déjà rencontrée... »

Elle laissa échapper une légère exclamation amusée, puis reprit, toujours méprisante :

 « Et range tes clopes, je ne fume pas. Offre à boire, la prochaine fois. »
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Lun 21 Déc - 22:15

Dylan s’époumonait inlassablement sans que Deneb n’ai cherché à saisir un traitre mot de cette logorrhée. En revanche il nota ces fréquents froncements de sourcil, qu’elle avait délicat d’ailleurs. Ce geste dessinait une ligne entre eux, unique et marquée. Ses mains s’agitaient également et il remarqua le soin qu’elle leur apportait. Un instant elle lui évoqua Kaitlenn. Amusantes ces chasseuses, parfaites jusqu’aux moindres détails, qui se battaient certes, mais sans oublier de se rendre désirables. Incongrues.
Den’ remarqua le tutoiement entre les reproches de la modesta et lui accorda une seconde d’attention. Attention qu’il reprit sans attendre. Ne se lasserait-elle jamais de parler dans le vide ? Une seconde il hésita. Il pouvait tout aussi bien partir, l’ennui n’est pas bon lorsque votre espérance de vie est incertaine. Il n’avait vraiment pas le temps de s’ennuyer. Les jolies filles pullulaient dans paris, il était beau et riche. D’argent sale, certes, mais riche tout de même. Ce qui le reteint ? Il n’en est pas persuadé lui-même. Peut-être qu’elle l’amusait. Peut-être que c’était elle qu’il voulait dans son lit ce soir. Elle extrapola sur ses préférences. Il lui offrit un rire pour seule réaction. Pauvre gamine.
Prétentieuse gamine, il aimait ça. Cette prétention, cette assurance et cette colère intarissable. En réalité c’était certainement la frustration qu’il lui insufflait cette colère. Et ça amusait tout particulièrement le dealeur qu’elle menaçait. Entre allusions subtiles et menaces déclaré.
L’avoir déjà rencontré ? Jamais, cette femme n’est pas de celles qu’on oubli. Il tira lentement une bouffée de nicotine avant de lui faire part de cette pensée. Trop lentement probablement, elle avait déjà réattaqué. Speed la chasseuse. Il sourit. Encore. Cette fois le sourire était une réaction réelle aux paroles de son interlocutrice. Il n’attendit pas pour parler. On ne sait jamais, elle pourrait reprendre un long monologue de reproches.


« Il y aura donc une prochaine fois ? »

Il rangea ses clopes comme elle lui avait ordonné. Oui ordonné et ça l’amusa de se plier à cet ordre.

« Parfait. »

Un nuage de fumée mangea à nouveau le sourire du parisien. Amusé il polluait l’air de la demoiselle. Il lui offrirait bien à boire là, maintenant. Il la garderait bien pour lui ce soir. Bouffer son arrogance, l’amadouer et la laisser derrière lui. Oui il avait envie de s’amuser avec elle ce soir. C’est ce qui l’avait retenu. Parce que Dylan Sanders est une croqueuse d’homme, c’est connu. Connu parce que même dans ce monde apocalyptique les journaux people existent. Parce que l’inutile et le superficiel attire l’humain. Les faisant ainsi oublier à quel point leur vie à basculé. Combien c’était mieux avant.
Dylan faisait donc l’objet de rumeurs mondaines. Et comme dit précédemment, Den’ en avait eu vent en feuilletant le magasine d’une de ses conquêtes.


« T’as fini ? »

Nouvelle bouffée de fumée. Deneb avait attendu une minute avant de parler à nouveau, minute pendant laquelle Dylan n’avait pas lancé une menace, pas plus qu’une insulte. Elle reprenait probablement son souffle. Personne ici ne se faisait d’illusions sur l’humeur de la gamine. Oui elle s’imposait dans l’esprit du parisien comme une gamine, son attitude sans doute. Ce caprice auquel elle s’adonnait depuis un bon quart d’heure déjà et qu’il observait inlassablement. Légèrement ennuyé peut-être, mais aussi intéressé par cet étrange caractère.
Une dernière bouffée de nicotine et sa clope s’écrasa au sol.
Il l’acheva d’un geste de sa chaussure.
Reporta son regard sur Dylan.
Ça y était, il la regardait vraiment maintenant. Il la regardait elle, pas ses jambes ni la finesse de ses mains. Il ne notait plus l’apparente douceur de ses cheveux ou l’arrogance qui transpirait de chaque détail de cette incroyable femme.


« Si je t’offre à boire maintenant t’oublie ton vampire Sanders ? »

Sous entendu clair. Après tout si elle était vexée de plaire elle n’avait qu’à pas être aussi tape à l’œil. Et puis si on la croyait elle n’aurait aucun mal à le mettre à terre si elle se sentait insultée.
Heureusement pour le parisien dealer vous permet d’acquérir une assez bonne notion des armes à feu. Certes Peterson était un piètre novice, mais un excellent tireur. Il pourrait tout aussi bien la mettre hors d’état de nuire qu’elle lui était certainement supérieure au corps à corps.
On peut donc se demander pourquoi Deneb s’approcha de Dylan. Pourquoi il sembla s’amuser à saisir une mèche de ses cheveux. Conscient de son infériorité, conscient également des dégâts qu’il infligerait à ce délicieux corps s’il tirait dedans à cette distance. Parce que, oui, il serait capable de dégainer son arme et de s’en sortir. Dylan n’avait rien d’un vampire et même avec un implant il trouverait le temps de retourner la situation à son avantage.
Les cheveux les la chasseuse était aussi doux qu’il l’avait imaginé.
Un sourire.


[HJ- pardon du retard u_u"]
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Mar 22 Déc - 16:42

La frustration ressentie se faisait de moins en moins supportable. Chaque nuit, elle avait besoin d'exercice. Le combat recherché et remporté provoquait une sensation de jouissance comparable à l'effet torride d'un corps à corps prolongé. Tous les soirs elle sortait, en solitaire, et cherchait la bagarre. Protéger des innocents n'empêchait donc pas de se défouler. Se faire plaisir et servant le bien ; c'était bien trop cucul pour être dit à voix haute mais assez réaliste pour être pensé tout bas. Et il n'y avait là rien de blâmable que diable ! Avec toute cette pression du bureau et les responsabilités qui de mèche avec son implant lui fichait la migraine, il fallait bien qu'elle évacue. Les entraînements le weekend, dans la salle prévue à cet effet au manoir ne suffisait pas. Et elle avait aussi le droit de temps en temps de se payer le luxe de rester allongée devant la télé, un plaid sur les épaules et savourer le plaisir de ne rien faire. Ça c'était uniquement lorsque la rage et tout ce qui s'y collait s'était envolée, pour laisser place à une Dylan méconnaissable des chasseurs et des médias : simple et tranquille. Seulement, comment rester tranquille en ce moment même, alors que ce Deneb Peterson jaugeait les moindres détails de sa silhouette ? Son regard était lourd de sous-entendus, et Dylan ne put le nier : aussi détestable qu'il avait pu être jusqu'alors, ce gars-là dégageait une forte énergie sexuelle ne demandant qu'à être dépensée ; en bref, elle se sentait doublement fière depuis le début de leur rencontre.

 « Tant que t'es pas sur mon chemin quand je suis en chasse, cette éventualité ne tient qu'à toi. Est-ce que... tu as une valeur à prouver ? »

Dans le cas contraire, ils pouvaient se quitter dans la seconde. Mais au fond, Dylan n'en avait pas plus envie que ça. Elle n'aurait su dire exactement pourquoi, mais cet homme avait quelque chose d'assez attractif. Le physique y était pour peu, et aussi étrange que cela pouvait paraître, son comportement des plus détestables était sans doute ce qui poussait la tueuse à rester en sa compagnie. Elle n'aimait pas – non, elle détestait – qu'on lui tienne tête, et il était clair que celui-là avait tout compris pour obtenir ce qu'il voulait. « Fait chier. » Elle aurait aimé l'enfoncer un peu plus, mais quel était l'intérêt désormais ? A force ça l'ennuyait, et elle n'aurait rien à en tirer. Si elle voulait obtenir quelque chose de Deneb, il fallait tout de même faire les choses à sa manière, mais dans un sens moins direct. On dit toujours que les hommes préfèrent la suggestion au reste, et bien on allait bien voir.
Ah ! Il rangeait ses clopes. Bon signe et bon début ; il obéissait, le justicier. Dylan commençait seulement à apprécier la situation. Et elle le sentit en elle, la rage migrait doucement pour laisser place au désir. Restait à savoir ce qu'il concernait. Car son envie de l'envoyer valser dans les airs ne s'était pas éteinte.


 « J'en ai jamais fini, avec les types dans ton genre... »

Et elle disait vrai, à quoi bon mentir ? Qu'un type la drague ou la menace, s'il était un rien intéressant, sous n'importe quel angle, elle laissait agir ses pulsions, qu'elles fussent d'ordre meurtrier ou sexuel. Elle y songea un instant ; à vrai dire, l'une était associée à l'autre, dans tous les cas. On aurait cru entendre ce bon vieux Freud ; le fait était là, elle faisait ce qui lui chantait, avec qui elle souhaitait, depuis toujours. Bien entendu, elle prenait soin de choisir les élus selon ses envies.
Il lui proposa à boire. Elle avait un peu soif, certes. Et le froid la prenait à la gorge, surtout après avoir levé la voix. Elle ne cessait de le faire pendant la journée, il y avait bien un moment où la tempête devait céder au calme. Mais il y avait toujours un moment où l'alcool devait céder au sexe, et sur ce point, Dylan n'avait encore rien décidé. Son programme de départ ? Tuer une ou deux bêtes, pas plus, avant de s'en retourner au manoir, tranquille à faire des brasses dans la piscine ; l'eau chaude avait des vertus étonnantes, elle ne cessait d'y faire allusion quand l'occasion se présentait. L'eau c'était bon, mais Jack Daniels n'était pas mauvais non plus...


 « A voir. Peut-être qu'après tout, tu feras quelque chose de bien, ce soir.

Ou pas. Ça ne tenait qu'à lui de savoir quoi faire, et de quelle manière il s'y prendrait. Car s'il était à l'instant plein d'énergie débordante, ça n'avait rien de condamnable ; il était seulement dommage de l'avoir exprimé d'une mauvaise façon, et cela dès le début. Ça n'aidait pas pour la suite. Et Dylan était une femme exigeante, ça n'avait pas pu lui échapper. Mais elle aimait l'audace, même mal placée. Et jusqu'ici, ce Deneb en avait fait preuve. Il savait se rendre un tant si peu désirable – respectable, c'était encore autre chose.
Il s'approcha d'elle, le regard trahissant toujours autant ses apparentes pensées. Dylan, elle, ne fit pas part de son propre ressenti, par quelque moyen ostentatoire qui aurait pu nuire à ses projets personnels – quels qu'ils fussent – et garda l'œil dur et méfiant. Il leva la main. Doucement, ce qui la déçut un peu, elle l'admettait ; lui coller une baffe en retour d'une autre restait une idée très plaisante. Mais elle ne le provoquerait pas. Pas tout de suite. Sauf que le malheureux, encore plus près, s'amusa à caresser une de ses mèches de cheveux. D'un geste vif presque attendu, elle lui saisit le poignet, le serrant à la même hauteur.


 « Mais il y a des conditions. Je dis quand, je dis , je dis comment. Le plus important, je dis qui. Clair ? »

[HJ : Le principal étant que tu as fini par répondre Wink]
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Deneb Peterson
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   Dim 17 Jan - 1:50

Deneb n’avait rien à prouver à personne et surtout pas à une hystérique. C’est ce qu’il faillit lui répondre, mais il n’en eu pas envie. Ça aurait probablement simplement relancé sa colère qui semblait refluer c’était déjà ça. Il ne releva donc pas. Il s’amusait d’avoir trouvé quelqu’un de plus prétentieux que lui, c’était pourtant chose difficile.

« Il n’y a pas de types dans mon genre sweety. »

Pour une fois ça n’avait rien à voir avec de la prétention. C’était une réalité, Deneb Peterson serait du genre inclassable si on devait lui coller une étiquette. Comme quoi on peut classe tout le monde au final. Imprévisible et perdu on en sait ou entre raison et irréel.
Le sourire du parisien s’étira donc à gauche, un sourire en coin. Celui-là même qui aurait été à l’origine de l’expression. Tout juste moqueur, un brin arrogant, irrésistible.
Doucement il finissait sa cigarette, sa bouche était donc voilée par instants. La fumée étant visiblement désagréable pour son interlocutrice. Ça aussi, ça l’amusait. Ensuite quand il l’embrasserait il sentirait la fumée froide bien que l’air aide à dissiper l’odeur. Il allait la marqué et le lendemain, lorsqu’elle prendrait sa douche avant de filer à la rédaction elle noterait combien ses cheveux s’était imprégnés de la fumé que le blond de la veille ne cessait de lui souffler au visage.
C’était peut-être ça en fait, l’origine de son sourire en coin ?


« Si on exclu le fait que j’ai blessé ton orgueil j’ai déjà fait quelque chose de bien ce soir. Je m’apprête d’ailleurs à réparé ce méfait en t’offrant de quoi noyer ta mauvaise humeur. N’est-ce pas quelque chose de bien ? »

Voilà, il avait gaffé. Elle allait reprendre sa logorrhée. C’est comme avant une catastrophe, éviter de l’évoquer au risque de la provoquer. Il avait évoqué la colère et il était persuadé que celle-ci allait pointer son nez sans subtilité. Merde.
Tant pis, si elle reprenait son monologue ennuyant et colérique il la laisserait crier contre le vide. Elle trouverait bien un ou deux vampires à abattre. Dire que d’ordinaire les filles lui tombaient dans les bras après qu’il l’ait joué chevalier servant. La vie devenait difficile, même pour Peterson.
Dylan lui saisit le poignet alors qu’il touchait vaguement ses cheveux. Son geste à lui relevait plus de l’impulsion que d’une action réellement réfléchie. Il avait voulut savoir si ces cheveux étaient si doux qu’ils en avaient l’air. La solution ? Tester.
La blonde serrait le poignet du novice avec assez de force pour laisser supposer un implant. Son sourire s’élargit. Il s’approcha vaguement d’elle, presque de manière infime. Elle s’en rendrait compte si elle n’était pas trop en colère. Il voulait lui arracher sa supériorité.


« Il y a un certain nombre de choses que je fait très bien. »

Ça y était, il s’amusait pleinement maintenant qu’il avait décidé qu’elle n’était rien de plus qu’une fille séduisante et colérique croisée dans une ruelle. Puisqu’elle était une fille il n’avait pas à faire semblant de l’écouter. Il n’avait pas à attendre qu’elle se calme.
Même si cette fille était intéressante.
Même si c’était elle qu’il voulait côtoyer ce soir.
Elle se remit à poser des conditions. Il rit, un rire vaguement essoufflé alors qu’il écrasait son mégot. Il n’avait pas lâché la mèche de cheveux qu’il tenait dans sa main gauche et emprisonné. Il n’avait même pas tenté de se dégager. Aucune envie pour le moment.


« Où, comment, qui ? » Il rit encore une fois, elle se vexerait assurément. « On parle toujours d’aller boire un verre ? »

Deneb Peterson, l’innocence même. Son physique criait sa bonne fois, ses paroles et son attitude n’étaient qu’illusions.
Dans une torsion de son poignet il saisit doucement celui de son agresseur. Adorable agresseur certes. Une dernière fois il proposa de sa voix subtilement éraillée, qu’il adoucit comme lorsqu’il susurrait d’improbables lendemains.


» Tu viens boire un verre avec moi Sanders où tu vas me préférer cette ruelle ? »

[HJ- Cette fois j'invoque les fêtes et les examens. u_u pardon pardon.]
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MessageSujet: Re: Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]   

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Tous ces faibles que l'audace déserte... [PV Deneb]

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